Marie Thérèse Mathieu

Pourquoi offrir ma plume ?

J’aime contribuer à défendre notre si belle langue française, lutter contre le « prêt à écrire, prêt à penser », les anglicismes et autres barbaries de langage, et les mièvreries de tout poil. L’écriture est indispensable, elle est la respiration naturelle de l’esprit dont elle peaufine le grain. Elle fait écho à tous ceux qui ont décidé de continuer à penser par eux-mêmes, à affiner la sensibilité de leur intelligence et de leur cœur.

Depuis plusieurs années, je consacre une grande partie de mon temps à l’écriture et à la mise en scène.

  • En 2020, j’ai publié un recueil de fables intitulé :

« Tant qu’à mourir, mourons de rire, Fables espiègles »

Ces fables satiriques et humoristiques, qui ont reçu le prestigieux label La Fontaine, dépeignent les travers de l’être humain et de notre société. Vous en trouverez quelques spécimens en cliquant sur le bouton ci-dessous :

  • En 2022, j’ai mis en scène ma comédie-ballet en alexandrins « Les Deux Royaumes et l’Enchanteur », à la salle Boris Vian de Clermont-Ferrand, en collaboration avec la Compagnie de Danse du Conservatoire de Région.
  • L’année suivante, en 2023, j’ai adapté pour la scène mes propres fables dans un spectacle présenté au Théâtre du Casino de Royat.
  • Je suis également l’auteur de deux autres comédies en alexandrins :

Alcibiade au-dessus des eaux

Scelus, Empereur du Monde, dont la mise en scène est prévue pour 2026.

  • De contes et de nouvelles.

Pianiste concertiste, j’ai été formée à l’École Normale de Musique de Paris.  Pendant une dizaine d’années, j’ai eu la chance de donner des récitals en France — notamment à la Salle Gaveau — et à l’étranger.

J’ai enseigné le piano au Conservatoire de Région de Clermont-Ferrand, puis j’ai fondé ma propre école « Le Piano en Liberté », dédiée à un apprentissage du piano exigeant mais plus libre et créatif.

En parallèle de ce parcours musical, j’ai créé en 2012 une Société d’import que je dirige toujours actuellement.

Quelques avis

« Merci à vous pour vos écrits enchanteurs qui m’ont pleinement satisfaite ! et pour vos fables, je me suis régalée, elles reflètent à l’évidence les grands déséquilibres de notre société.  Rire et colère s’entremêlent, elles sont bouleversantes de réalisme ! La maitrise de la satire vous sied admirablement : vous êtes notre Molière d’Auvergne.

Monique RM

Merci pour cette lettre ô combien pertinente, vous avez su habiller mes sentiments des mots qu’il fallait.

MH

Damien Corban, pour les Editions Héraclite :

« Votre écriture est vive et intelligente, et je sais combien l’art de la fable est difficile. Vous y excellez. »

Michelle Clément.

Agrégée de lettres, spécialiste de La Fontaine :

  • « Le monde est vieux, dit-on, je le crois ; cependant
  •  Il le faut amuser encor comme un enfant. » (La Fontaine)

C’est ce « pouvoir des fables » que Marie-Thérèse Mathieu a décidé, à son tour, d’exploiter en écrivant ses « Fables espiègles ». Pari risqué s’il en est ! Dans cette langue du XVIIème siècle qu’elle affectionne, retrouvant naturellement le rythme classique de l’alexandrin, elle renoue avec une tradition qui, loin de le rebuter, charme le lecteur contemporain par sa spontanéité et sa fantaisie. Car ces « pitreries », comme elle les nomme, qui ne manquent de rappeler notre grand La Fontaine, réussissent le tour de force de s’en distinguer. Véritable poète, l’auteur renouvelle le genre en traitant de questions d’actualité d’où émane une philosophie de la vie toute personnelle. Mais surtout, la verve comique de la narratrice s’y manifeste dans une joie d’écrire constante, trait dominant d’un style luxuriant loin des litotes attendues. Le plaisir de conter explose sans cesse grâce à mille trouvailles qui enchantent par leur originalité. Un livre qui ne peut que séduire par sa richesse, son humour et la culture dont il témoigne.

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Découvrez des extraits de textes 

Lire la Fable « De la Royale plume dans le Gueux postérieur »

En des temps reculés, – ô Lecteur, sois tranquille,
L’histoire ici contée est loin de notre ville,
Et toute ressemblance est imagination ! –
Le sire Roitelet promulgua une loi
Obligeant ses sujets à prêter leurs croupions
Au port de belle plume, avec ostentation.

 « Dès ce jour, il convient, ô gens de ma nation, 
D’installer une plume dans votre postérieur,
Que vous devrez porter céans, et tous en chœur,
Pour circuler en ville et vaquer aux labeurs.
Pour les petites gens, la plume d’un moineau,
D’une bergeronnette, ou pinson, étourneau,
Et pour la bourgeoisie la plume d’un… pigeon.
Pour les gens de l’Église, la plume d’un faucon,
Les ministres et baillis plume d’autruche auront,
Et à la Cour enfin, les nobles postérieurs
Arboreront du paon panache de couleurs.

La plume vous défend des maux les plus terribles.
Plume sera boussole, deviendra votre bible.
Aux premiers jours d’automne, indiquera le vent,
Servira de girouette, et prévoira le temps !
Elle possède vertu contre le mauvais sort,
Prévient les maladies, protège votre corps,
Plus grande elle sera, plus vous aurez hommages,
Et de votre statut, sera votre apanage !

On vit dès le jour même tous sujets se jeter
Sur les pauvres oiseaux afin de les plumer !
Les Gueux n’étaient pas gens à s’en laisser conter,
Et pour les grands plumages, ils avaient tous opté.
Les manants et les nobles paradaient du croupion
Et portaient fièrement plumes avec dévotion !
Plus la plume était grande et balançait au vent,
Plus on était ravi, plus on était content.
Les tailleurs durent vite revoir leurs leçons 
Revisiter les chausses, et trouer caleçons,
Afin de rendre aisée la sainte introduction
Du panache emplumé, signe de soumission
À si vénéré Prince conduisant leur nation.
Le commerce de plumes alla en grandissant.
L’élevage des paons devint si florissant,
– Car leur cote suivait l’orgueil assourdissant, –
Que chacun de plumage fit grande collection.
La surenchère advint, si bien qu’en peu de temps,
On vit bouquet de plumes orner les fondements !

En effet tout quidam, ravi, au fil des jours,
Se fit toute une gloire d’arborer ces atours,
Et tous étaient si fiers de leur altier croupion
Qui prenait désormais toute leur attention,
Que le Roi et ses gens purent tranquillement
Détourner du pays les trésors et l’argent.
Ils vidèrent les coffres et s’enfuirent au loin,
Laissant Gueux occupés à leurs postérieurs soins.
La mode enfin passa, plume au derrière cessa…
Mais le peuple, abruti par tant de caquetages,
Mit longtemps à saisir l’étendue des dégâts…
Ruiné et fort contrit… il ne s’en vanta pas,
Évita le sujet, comme s’il fût mirage…
Les royaumes voisins en firent leurs choux gras
Et de ce peuple idiot longtemps on se gaussa !

 Rien n’indique, ô Lecteur, que la chose contée
Ressemble aucunement aux temps que vous vivez !
Restez calme et serein, là où vous habitez
N’existe rien de tel !  Toutefois…vérifiez…
Avant de vous asseoir,
En consultant miroir,
Que de votre séant rien n’altère la gloire !

Découvrez des extraits de la Comédie Les Deux Royaumes et l’Enchanteur

La tirade du roi Marsius sur les femmes :
« Si les femmes chez nous sont esclaves et contraintes,
Cela n’est pas pour rien, et ce n’est que le fruit
De toutes les misères dont elles sont la cause !
Elles génèrent fourberies, hypocrisie et feintes ;
Depuis qu’on les enferme, nous sommes au paradis,
Même s’il nous faut souffrir leurs figures moroses…
Elles devraient être en joie que nous les protégions
De leurs vices sournois, qui sont plus que légions !
Elles sont capricieuses, suffisantes et aigries,
Infidèles patentées, vénales aguerries,
Veulent tout diriger, sur tout donnent avis,
Orientent les pauvres hommes selon leur bon plaisir,
Utilisent à ces fins les arguments les pires
Qu’elles peuvent offrir : les seuls dont on ne peut
Totalement se passer : leurs charmes ensorcelants
Utiles à procréer… Sinon depuis longtemps
Nous les aurions occises sans un atermoiement…
S’il ne tenait qu’à moi, on n’en garderait peu,
Un tout petit troupeau, juste l’indispensable…
Car partout où elles œuvrent, les hommes sont misérables,
Victimes innocentes de leurs ruses diaboliques,
De leurs machinations perverses et maléfiques ! »

La tirade de la reine Adazia sur les hommes :

« Nous vivions bien tranquilles durant ces décennies.
Depuis que de ces hommes, la vile félonie
Fut matée par nos soins. Et ce n’est que justice !
Ils sont brutaux et veules, alcooliques et vantards,
Ne pensent qu’à manger, à forniquer et boire…
Ils sont tous infidèles, empreints de tous les vices,
Inconséquents en tout, plus férus d’aventures,
D’exploits et de faits d’armes, que de progénitures
À nourrir chaque jour ! Ne s’occupent des femmes
Que pour faire l’amour ! et après… ils s’endorment !
Ou vont à la taverne pour se vanter entre hommes
De leurs exploits au lit, en jurant et rotant !
Despotes patentés, ils se croient supérieurs,
Mais ne savent qu’ourdir la colère et la peur !
Quelle égoïste engeance ces ivrognes beuglants !
Si leur concours enfin n’était obligatoire
Pour faire des enfants, croyez bien que leur sort
Me serait moins que rien, et l’idée de leur mort
Ne m’affecterait guère, pour l’usage qu’on en fait !
Mais la stérilité qu’ils affectent d’avoir
Me paraît bien suspecte ! À vous, Sage, de voir,
De me dire ce qu’il est, et comment triompher
De ces rustres abêtis, primaires et assoiffés ! »

     **************************************

« Mèra
Je m’inquiète, ma mère, de vous voir ravagée
À ruminer ainsi, sans goûter au soleil,
Dans le noir, abattue, tel l’oiseau encagé…
Qui ne rit ni ne pleure, mais renonce au sommeil
Pour un état second de brouillard affligé…

Adazia
Laisse-moi, fille ignare des terribles dangers
Que les hommes ont portés parmi nous, les démons !
Leurs appétits charnels remplacent leur raison.
Ils sont faibles et retors, et ne sauraient changer !

Mèra
Ah ? tous ? sans exception ?

Adazia
Oui, ils sont enragés…

Mèra
Et pourtant je connais un spécimen étrange
Qui n’a pas ces travers, et ressemble à un ange,
Tant sa délicatesse et sa grande bonté
Le rendent aux gens célestes bien plus apparenté
Qu’aux monstres que vous dites !

Adazia
Ah, la belle hypocrite !
Qu’imaginez-vous donc ? on cherche à vous séduire,
Ruiner toute défense afin qu’elle se délite !
Tout moyen leur est bon afin de vous conduire
Dans leur lit de plaisir, pauvre, que puis-je dire ?
Que vous êtes agnelle bien naïve et bien sotte,
Et cela vous perdra ! Vous qui êtes dévote,
Mesurez-vous vraiment le danger qui vous guette ?

Mèra
À cette déraison je suis maintenant prête,
Mon cœur a vacillé en croisant son regard,
Et cet amour suave me distille son nard…/…

Un extrait de la comédie Scelus Empereur du Monde

Scelus outré
Que dites-vous, ma fille ? Quel est donc ce tourment ?
Une enfant capricieuse me serait donc échue ?
Une héritière fantasque me revient du couvent,
Indigne de son rang, maniérée et déchue ?

Siloé
Non, mon Père, je l’assure, ce n’est point fantaisie.
Mon humeur est très stable, et c’est ma décision.
J’en suis sûre, à moins que… j’hésite… mais laissons…

Scelus
Ma fille, allons, parlez, quelle est cette hérésie ?
Qui vous fait au devoir faillir si gravement ?

Siloé
Il est bien inutile de poursuivre plus loin,
Ni de vous dévoiler mes profonds sentiments…
Je crains qu’à mes désirs vous ne compreniez rien…
À quoi bon… brisons là, cela est peu de cas.

Scelus
Dites, allons, ma fille, quel est donc ce tracas ?
Il faut qu’il soit bien grand pour que vous renonciez
À la gloire, au pouvoir, que tous briguent ici-bas !

Siloé
C’est que… comment dirais-je… quoi que vous en pensiez,
Il est certains atouts que je place plus haut
Que les ors du pouvoir…. Si j’osais… dire un mot…

Scelus impatient
Allons donc, livrez-vous sur cette fantaisie…

Siloé
Père, je veux, comment dire, je veux… des poésies !

Scelus sidéré
Plaît-il ma fille ? qu’ouïs-je ? ai-je bien entendu ?
Quelques démons sorciers vous auraient-ils rendu
Une visite nocturne, possédant votre esprit,
Et le rendant plus fou que mon page abêti ? 
Vous voulez qu’à mon âge je devienne poète,
Alors que guerroyer fut mon unique quête ?

Siloé
Oui mon père, ainsi donc, si vous m’aimez vraiment,
Consentez à l’épreuve, gage de vos sentiments !

Scelus
Mais mais mais… de ma vie, je n’ai jamais songé
Aux sonnets ni aux stances, qui sont pour les benêts,
Les faibles, les simplets, les filles à marier…

Siloé
Si cela me ravit ? … Consentez, mon doux père :
Dites des poésies à celle qui vous est chère…
Pour faire de cette cour un lieu de grande fête !

 Scelus
J’y consentirai donc, mais, cela accompli,
Prendrez-vous la couronne pour ceindre votre tête ?
Que notre règne enfin n’en soit point affaibli,
Dès que vos exigences se verront satisfaites ?

Siloé
Cela certainement, inclinera mon choix,
Dont je réviserai balance délicate…
Dès demain, mon cher père, j’espère de votre voix
Entendre des sonnets, des rimes, des cantates…

 Scelus
Demain, c’est entendu, (il sort en grommelant) quelle épreuve pour un roi !
J’aimerais mieux gravir le haut Annapurna !
Quelle purge, que faire… j’en bégaye déjà !

 

Scène IV

Scelus (il a des feuilles et une plume d’oie, il écrit)
Mon bon fou, mon ami, Silencio, viens ici !
Tu sais en quelle estime je compte ta présence,
Et combien j’apprécie tes musiques et tes stances !
Viens ici, et dis-moi, peux-tu ici présent
M’apprendre à bien rimer ? à dire des poésies ?
J’ai commencé ce jour, dis-moi ton sentiment :

 « Voici là mon poème
Pour ma fille que j’aime,
J’espère qu’il lui plaira,
Traderi tradera !

Silencio
Cette œuvre sans conteste, est à peine déclose,
Et mérite sans doute une plus longue prose…
Un charmant entremets, qui laisse sur sa faim….

Scelus
Que dis-tu, mon poème serait-il trop succinct ?

Silencio
Certainement Messire, un talent si soudain
A besoin pour voler de déployer ses ailes :
Épanchez votre esprit, tel l’oiseau qui s’élance,
Abandonne son nid, et déchire le ciel !

Scelus il voit Siloé arriver
Ainsi, j’ai du talent ? je serais donc poète ?
Siloé nous rejoint : pour elle, je me lance,
Et vais finir mon ode, pour qu’elle soit parfaite !

Siloé arrive, il reprend
 « Voici là mon poème

Pour ma fille que j’aime.
J’espère qu’il lui plaira,
Traderi tradera
 Car depuis sa naissance
Et j’en suis tout ému,
Son amour si intense
Me laisse sur le….

Siloé lui coupe la parole
Oui ! mon père ! nous avons bien saisi cette affaire,
Et vous félicitons de vos tout premiers vers !
Il faut y consacrer plus de temps désormais,
Pour nous montrer vraiment vos talents à rimer…

Scelus
Oui, cela me ravit, plus que je n’aurais cru.
Ainsi donc me voilà un don inattendu !
Et ce plaisir d’écrire, quelle heureuse trouvaille
Qui m’émeut jusqu’au cœur, et remue mes entrailles !
(Il est tout guilleret)
Ce soir devant la cour, je clamerai mes odes,
Pour nourrir les esprits et indiquer la mode !

Vous plaire, ma chère fille, est mon seul vrai désir,
Qui me donne des ailes pour enfin vous dédier
Les plus charmants préludes :  exprimer les soupirs
De mon affection me rend tout guilleret !
Je continue céans à séduire votre cœur,
Laissez-moi témoigner de ma profonde ardeur :

Ma fille, j’aime ses yeux
Qui sont deux perles rares,
Car, oui, elle en a deux,
Je les ai regardés
Et je les ai comptés :
Vous pouvez donc me croire
Moi l’auteur de ses jours
Je lui dis mon amour !
Troubadi, troubadour !

(Siloé et Silencio cachent leurs rires)

– De quel cerveau malade est sorti ce fatras ?

– Je crains, dit la Cigale, que cela soit de moi !

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